Audits clients, questionnaires ESG, référencements fournisseurs : comment mieux harmoniser ses démarches ?

Répondre à des exigences ESG qui s’intensifient, bien au-delà des obligations réglementaires
En 2026, pour de nombreuses entreprises, la pression ESG ne vient pas uniquement de la réglementation.
Elle provient de plus en plus des clients, partenaires et donneurs d’ordre, qui intègrent des critères RSE dans leurs processus d’achats, de référencement et d’évaluation des risques.
Questionnaires ESG clients, audits fournisseurs, demandes spécifiques sur le climat, les droits humains ou les achats responsables : ces sollicitations deviennent plus fréquentes, plus précises et plus structurées.
Les équipes RSE et QHSE doivent désormais gérer une accumulation de sollicitations, souvent en parallèle d’autres chantiers de reporting (EcoVadis, reporting ESG, ISO, bilan carbone, CSRD, etc.).
Des exigences différentes en apparence, mais fondées sur les mêmes attentes
Si les formats varient fortement d’un client à l’autre, le fond des demandes ESG reste relativement stable.
Les mêmes thématiques reviennent systématiquement :
- gouvernance et pilotage de la démarche RSE,
- politiques environnementales et suivi des impacts,
- pratiques sociales et conditions de travail,
- éthique des affaires et prévention des risques,
- gestion responsable de la chaîne d’approvisionnement.
Ce que cherchent les clients, ce n’est pas une réponse parfaite à chaque question, mais une démarche vérifiée et structurée. Le problème rencontré par de nombreuses entreprises n’est donc pas le manque d’informations, mais la difficulté à organiser et articuler ces informations de manière lisible.
Quand la multiplication des demandes fragilise la démarche RSE
Sur le terrain, les équipes RSE adoptent souvent une logique réactive : on répond à chaque demande au fil de l’eau, avec les éléments disponibles à ce moment-là.
À court terme, cette approche permet de “tenir”.
À moyen terme, elle crée plusieurs fragilités :
- des réponses hétérogènes selon les interlocuteurs,
- des documents qui évoluent sans vision d’ensemble,
- une perte de cohérence dans le discours ESG,
- une charge opérationnelle croissante pour des équipes déjà très sollicitées.
Progressivement, la RSE devient un sujet subi, alors qu’elle devrait rester un levier de structuration et de pilotage.
Le véritable enjeu : passer d’une logique de réponse à une logique de pilotage
Les entreprises qui parviennent à absorber durablement les demandes ESG ont opéré un changement clé : elles ne traitent plus ces sollicitations comme des “cas isolés”, mais comme un système à piloter.
Cela suppose plusieurs prérequis :
1. Structurer un socle ESG commun, pensé pour les audits et les clients
Un socle ESG efficace repose sur :
- des politiques claires et actualisées,
- des processus identifiés,
- des indicateurs suivis dans le temps,
- et des éléments de preuve mobilisables.
Ce socle n’est pas figé, il évolue en fonction des priorités de l’entreprise, des attentes du marché et des exigences clients. Lors des audits, ce sont ces éléments qui font la différence, bien plus que des réponses ponctuelles ou sur-mesure.
2. Assurer la cohérence entre les différents exercices ESG
Un autre point critique concerne l’articulation entre les différents chantiers ESG : audits clients, EcoVadis, référentiels volontaires, normes ISO, reporting interne. Lorsque ces exercices sont traités séparément, les équipes s’épuisent et perdent en efficacité.
À l’inverse, une approche coordonnée permet de mutualiser le travail, de renforcer la cohérence des messages et de sécuriser les réponses dans le temps.
3. Un sujet de charge et de compétences, pas uniquement de méthode
Enfin, les Cafés ESG organisés par ILKO mettent en lumière une réalité souvent partagée : les équipes RSE et QHSE sont rarement dimensionnées pour absorber seules cette charge croissante.
La difficulté n’est pas seulement méthodologique, elle est aussi :
- organisationnelle,
- humaine,
- liée à la disponibilité des compétences.
C’est souvent à ce niveau que les démarches s’essoufflent, malgré une volonté réelle de bien faire.
Structurer les réponses ESG, un enjeu stratégique pour 2026
En 2026, répondre aux audits clients et aux demandes ESG ne peut plus être un exercice improvisé. C’est un enjeu de structuration, de cohérence et de pilotage, au service de la crédibilité de l’entreprise.
Les organisations qui réussissent sont celles qui ont su mettre en place :
- une vision d’ensemble,
- des outils et des méthodes adaptés,
- et un mode de fonctionnement soutenable pour leurs équipes.
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« Les cafés ESG permettent d'obtenir des réponses à des questions thématiques précises, qu'il est plus difficile de poser en webinaire trop généraliste ou trop fréquenté. Cela permet également de voir quelles sont les questions que se posent d'autres responsables ESG au quotidien et d'apprendre mutuellement. » Charles Saint-Marc, ESG Reporting Coordinator – Zeller+Gmelin
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